La Marne prend sa source sur le plateau de Langres en Haute-Marne et parcourt 525 km avant de rejoindre la Seine à Alfortville. Elle recouvre un bassin de 12 640 km2 et présente actuellement des zones inondables sur une largeur moyenne de 726 m.
Ses principaux affluents sont la Sault et le Grand Morin qui se jettent respectivement en aval de Vitry-le-François et de Meaux.
La Marne a un parcours à méandres typique des cours d’eau de plaine, avec une pente faible de 45 cm par kilomètre.
L’ensemble du bassin est sous influence océanique, les précipitations et les jours de pluie sont répartis de manière homogène sur l’année. Le régime de la Marne est de type pluvial océanique avec étiage (basses eaux) peu soutenu. Son débit maximal est observé vers le mois de janvier et son débit minimal en août.
Celle-ci passe par la maîtrise des flux entrants et sortants du réservoir-lac Der Chantecoq ainsi que par la gestion combinée des différents ouvrages hydrauliques échelonnés tout le long de la Marne aval.
De manière schématique, le lac-réservoir est géré de façon à ce qu’il soit à peu près plein en période d’étiage (basses eaux) et à peu près vide en période de crues.
Quant à la gestion des ouvrages hydrauliques, l'objectif principal est de maintenir les plans d'eau à l'amont des barrages à une cote stable, appelée cote de retenue normale (RN). Cette cote assure un tirant d'eau et un tirant d'air sous les ponts suffisants pour les convois de navigation.
Le SNS (Service de la Navigation de la Seine) utilise aussi les cotes de PHEN (Plus Hautes Eaux Navigables) au-delà desquelles la navigation n'est plus assurée. Les cotes actuellement en vigueur ont été établies par arrêté ministériel. Les cotes de RN et PHEN sont définies par bief et sont rassemblées dans le tableau suivant:
Bief |
Retenue normale |
PHEN (m NGF normal) |
Suresnes-St Maurice |
26,72 |
30,85 |
St Maurice-Créteil |
29,28 |
31,45 |
Créteil-Joinville |
31,65 |
32,54 |
Joinville-Neuilly |
33,68 |
37,45 |
Canal de Chelles |
38,12 |
40,15 |

Graphique du profil en long de la Marne aval © Syndicat Marne Vive
A noter que le bief de Marne entre l'écluse de Neuilly-sur-Marne et le barrage de Noisiel n'est associé à aucune cote de RN ou PHEN puisque celui-ci n'est pas navigable au profit du canal de Chelles.
Barrage de Noisiel © Syndicat Marne Vive
Barrage de Joinville-le-Pont © Syndicat Marne Vive
Barrage de Créteil © Syndicat Marne Vive
Barrage de Saint-Maurice © Syndicat Marne Vive
La gestion hydraulique des ouvrages peut être distinguée suivant la période du régime hydrologique. On distingue globalement 3 périodes :
En période de moyennes eaux : une cote stable des plans d'eau est maintenue proche de la retenue normale. Ceci est réalisé en jouant sur le degré d'abaissement des barrages équipés de vannes clapets, ou sur le nombre de vannettes laissées en place sur le barrage de Saint Maurice-Maisons-Alfort.
En période d'étiage : l'étiage correspond à 6 mois de l'année en général. On cherche à satisfaire les deux contraintes : maintien de la réserve en eau et maintien de la cote des plans d'eau. Le débit de la Marne est alors essentiellement assuré par le lac réservoir amont.
En période de crue importante : les ouvrages hydrauliques permettent de gérer des petites crues. Pour les crues plus importantes (10 ans et plus), les barrages sont effacés au maximum et ne présentent pas de contraintes hydrauliques à l'écoulement des crues.
Pour disposer de plus ample information sur la prévention des inondations, le CEPRI (Centre Européen de la Prévention du Risque d'inondation) propose de nombreuses informations sur son site internet comme : Qui fait quoi en France ? La réglementation à appliquer ? La documentation très riche du CEPRI (Plan communaux de Sauvegarde, DICRIM etc...)